Deux études récentes viennent de confirmer l’appétit croissant des français pour des emballages plus durables.

Une sensibilité croissante des français à la durabilité des emballages – source Nielsen

Nielsen vient de proposer un webinar (en replay ici) sur le bio et les autres possibilités de faire évoluer les produits pour répondre aux attentes d’une consommation plus raisonnée, plus écologique et plus saine. Selon le panéliste, 62% des français s’ils avaient le choix préfèreraient acheter des produits avec un emballage recyclable / biodégradable. Cette tendance est déjà plus qu’émergente dans certaines catégories des PGC avec par exemple les ventes de recharges dans le DPH. Et cela marche ! Les analyses de Nielsen montrent que lorsque l’écart de prix par rapport aux produits « complets » est significatif, les performances sont largement en faveur de la recharge, par exemple sur le savon liquide.

On peut renoncer à un achat à cause de l’emballage du produit – source Opinionway & Alkemics

De son côté, Alkemics vient de réaliser une étude avec Opinionway portant sur «Les Français et la réduction des emballages». Vous trouverez une présentation assez complète des résultats ici. Parmi les résultats clés: 68% des français interrogés trouvent que les produits sont trop emballés et 26% auraient déjà renoncé à un achat en raison d’un emballage non recyclable ou non réutilisable.

Mais les marques n’ont pas toujours la possibilité d’opter pour des emballages durables, car il leur faut répondre à plusieurs contraintes.

Les principales sont : assurer la protection et la conservation des denrées, répondre aux attentes marketing (apporter des informations, émerger en rayon et rendre le produit attractif) et être adapté aux contraintes de la distribution (tenue en rayon, faciliter les manipulations, etc). D’ailleurs, l’étude Alkemics / Opinionway indique que 74% des français ont déjà renoncé à acheter un emballage abîmé, 47% un emballage trop fragile et 46% un emballage qui n’apportait pas assez d’informations sur le produit. Les préoccupations sanitaires ont encore renforcé ces contraintes pesant sur les emballages : le pourcentage de français privilégiant le vrac pour les céréales a ainsi baissé de 18 points entre mars et septembre 2020 (de 52% à 34%).

Avec la digitalisation des ventes (drives, e-commerce), certaines de ces contraintes pesant sur les emballages se réduisent fortement, favorisant ainsi l’adoption d’emballages plus durables :

  • L’attractivité des produits et l’information reposent désormais sur les photos et les pages-produits affichées sur le site internet du drive ou de la boutique en ligne. On peut donc imaginer derrière des packs plus « bruts » et moins travaillés (tout en respectant les contraintes légales).
  • Le niveau de protection nécessaire peut être en partie réduit, le produit passant désormais directement de la zone de stockage (entrepôt, réserve, etc) à la voiture ou au colis d’expédition (qui va apporter une protection suffisante). On peut donc imaginer un emballage moins solide ou une absence de suremballage dans certains cas.

Les marques et les commerçants peuvent donc aller dans trois directions, compte-tenu de la digitalisation croissante du commerce :

  1. Renforcer l’attractivité des produits sur les sites : photos retravaillées pour plus d’impact, pages d’informations, conseils d’utilisation (vidéos), etc. C’est exactement par exemple ce qu’Alkemics apporte comme service à la distribution et aux marques. C’est là-dessus, et non sur l’emballage lui-même, que se fait désormais le choix en ligne du produit.
  2. Travailler des emballages différents pour la vente en magasins et la vente digitale. Avec des emballages pour les ventes en ligne plus simples et plus durables que ceux pour les magasins physiques. Certes, cela crée de la complexité (double codes, gestion de deux stocks, etc.) Mais cela me paraît un axe d’avenir pour la planète et une manière de répondre aux attentes des français. Un axe différenciant pour les marques qui s’y risqueront et pour les e-commerçants qui mettront en avant cette évolution.
  3. Mettre en place la possibilité de rapporter ses emballages vides dans les drives (le retour de la bonne vieille consigne), de même que l’on y ramène ses sacs (ou ses cartouches de CO2 Sodastream). Il s’agit d’un autre axe pour améliorer l’impact environnemental de la consommation.

Donc en résumé : la croissance des ventes en ligne me paraît être une opportunité pour développer des emballages plus durables, parce qu’elle lève pas mal de contraintes qui justement aujourd’hui ralentissent cette évolution. Pour cela, il faut travailler à trois : marque + e-commerçant + outils digitaux.

Ce que vous pouvez en retenir pour votre marque ou votre commerce en ligne
  • Continuer bien sûr à améliorer la durabilité et la recyclabilité de tous vos emballages. C’est une attente croissante des consommateurs
  • Progresser plus vite en développant des emballages adaptés aux ventes en ligne sur lesquels vous pourrez à la fois proposer des solutions plus durables et probablement plus économiques.
  • Initier des partenariats avec les e-commerçants susceptibles de vous suivre sur ce sujet. À la fois pour développer l’attractivité digitale de vos produits sur leurs sites et pour mettre en place des programmes de collecte des emballages vides, en particulier dans les drives.
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